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Actualité chinoise

Economie

Shanghai et sa région


Le développement de Shanghai – ville au statut de provincebénéficie de sa position exceptionnelle à l’embouchure du Yangzi (ou fleuve bleu) qui en fait une des principales platesformes mondiales pour le commerce. Shanghai tire profit de la croissance de son arrière-pays qui attire plus de 40% des investissements directs reçus par la Chine. Elle accueille un nombre croissant de sièges asiatiques de grandes sociétés internationales. Vitrine de la modernité chinoise, elle est un lieu où se dessinent toutes les nouvelles tendances chinoises.
Carte administrative de la Chine de l’Est (Shanghai, Jiangsu, Zhejiang, Anhui)
Données politiques à Shanghai :

. Secrétaire général PCC : M. CHEN Liangyu
. Maire : M. HAN Zheng
. Vice-maire en charge des investissements directs : M. ZHOU Yupeng
. Vice-maire en charge du commerce et de l’industrie : M. HU Yanzhao
. Vice-maire en charge de la construction, des transports et de l’Exposition Universelle 2010 : M. YANG Xiong.

Avec Pékin, Tianjin et Chongqing,
Shanghai est une des quatre municipalités administrées directement par le pouvoir central.

Shanghai en en quelques chiffres :
-Population totale : 13,5 millions d’habitants (2004), hors population
migrante estimée à 4,5 millions.
-Superficie : 6 340 km²
-Densité : 2 129 hab./km²
-PIB : 74,5 milliards € en 2004
-PIB par habitant : 5 530 € en 2004


Carrefour logistique et porte ouverte sur le monde
Flux d’investissements directs étrangers (Mds USD)
2002 2003 2004

Shanghai 4,3 5,9 6,5
Jiangsu 10,2 10,6 12,1
Zhejiang 3,1 5,5 6,7
Anhui 0,4 0,4 0,6
Total 18,0 22,3 25,9
Source : Bureau des statistiques

SHANGHAI 2010 en un slogan :
« Une ville meilleure pour une vie meilleure ».
De même que les Jeux Olympiques de 2008 vont transformer la ville de Pékin,
l'Exposition universelle de 2010 va jouer un rôle considérable dans le développement urbain de Shanghai. 70 millions de visiteurs sont attendus.
L'investissement prévu pour la seule préparation de l'Exposition est de l’ordre de 3 milliards de dollars, mais le budget sera largement
supérieur. Compte tenu de la population migrante, particulièrement nombreuse à Shanghai, le nombre d’habitants dépasse 18 millions, ce qui en fait la seconde agglomération chinoise (derrière Chongqing qui approcherait les 30 millions). Elle se classe au 7ème rang des provinces chinoises en termes de PIB, mais au premier rang pour le PIB par habitant.
Le port de Shanghai, qui avait fait la fortune de Shanghai –capitale
économique de l’Asie dans les années 20 et 30- demeure un atout majeur :
il est actuellement le premier du monde pour le vrac (400 M t) et le
troisième pour le trafic de conteneurs (15 M EVP). Grâce à la construction
d’un nouveau port en eau profonde déjà en activité, cette capacité sera
portée peu à peu à 25 M EVP en 2010.
Shanghai a également la plate forme aéroportuaire la plus active de Chine continentale : 2 M t pour le fret aérien et 35 M de passagers répartis sur deux aéroports. Celui de Pudong (21 M de passagers), conçu par ADP, est actuellement saturé et verra sa capacité portée en plusieurs tranches à 80M de passagers en 2015. Celui de Hongqiao a une vocation essentiellement nationale et accueille 14 M de passagers.
En termes de commerce extérieur, Shanghai présente paradoxalement une balance commerciale négative avec le reste du monde, mais la métropole est entourée de régions à forte dominante exportatrice (Jiangsu, Zhejiang).
En 2004, les importations de Shanghai ont augmenté de 35,3% (65,7
milliards d’euros), alors que les exportations croissaient de 51,6% (56
milliards d’euros). La France est le deuxième exportateur européen vers Shanghai en 2004. Nos exportations vers le port de Shanghai représentent plus de 40% du total de nos ventes vers la Chine qui se sont élevées à 5,8 milliards d’euros en 2005 (contre 20,9 milliards d’euros d’importations).
Illustration de son rôle important en matière de transport et de logistique, un quart du commerce extérieur de la Chine transite par Shanghai.
En termes d’investissement étrangers, Shanghai continue d’attirer des flux importants (6,5 milliards USD en 2004), mais elle est aujourd’hui de plus en plus concurrencée par les provinces limitrophes (Jiangsu, Zhejiang et, dans une moindre mesure, Anhui) qui bénéficient de leurs efforts en matière d’infrastructures (parcs industriels) et de coûts plus bas (foncier et
salaires). De la ville industrielle à la métropole de services
Shanghai a pour stratégie de devenir une métropole de services (à l’image de BAILIAN, premier groupe de distribution chinois). Aujourd’hui, cependant, c’est sa puissance industrielle qui marque les esprits. Dans certains secteurs, Shanghai (et sa région) dominent largement la production nationale.
Ce sont des conglomérats de niveau national comme BAOSTEEL, géant
sidérurgique qui est entré cette année dans le palmarès Fortune 500. Pour l’automobile, près de 40 % de la production chinoise de véhicules de tourisme est assurée par SAIC, NANJING AUTOMOTIVE, GEELY,
CHERY, etc.. Pour la microélectronique, plus de 25 % de la production


Un exemple du capitalisme privé shanghaien :
FOSUN a été créé par M Guo Guangchang, actuel Président du
groupe, âgé de 40 ans et 9ème fortune chinoise. La société s'est
développée dans la vente d'équipements de diagnostic pour le milieu hospitalier. Elle s'est diversifiée ensuite dans l’immobilier, la distribution et la production d'acier en rachetant des
sociétés d'Etat, puis en levant du capital en bourse. Groupe classé
au 61ème rang du top 500 des entreprises chinoises et 8ème plus
grande entreprise de Shanghai, FOSUN est actuellement le 2ème
plus grand groupe privé en Chine, avec un CA de 4 milliards d’euros.
chinoise est assurée par SMIC, GSMC, HUAHONG et SHANGHAI
BELLING. Pour la construction navale, 50 % de la production chinoise est assurée par JIANGNAN, HUDONG-ZHONGHUA, WAIGAOQIAO. Ce
sont aussi de grands groupes municipaux comme HUAYI, un des leaders chinois dans la chimie fine ou SHANGHAI ELECTRIC, que d’aucuns comparent volontiers à ALSTOM, ou SVA qui est devenu un groupe de taille mondiale dans le secteur de l’optoélectronique. Les groupes YOUNGOR, WORLDBEST, SHANGHAI TEXTILE et HUASHI -
SHANGHAI PHARMACEUTICAL constituent aussi des références au
niveau national dans les domaines du textile et de la pharmacie.
Si le développement de Shanghai repose essentiellement sur un
capitalisme municipal puissant, en cours de restructuration, il dépend aussi de plus en plus de l’initiative privée. Certains groupes ont atteint une taille critique et croissent à partir de Shanghai. C’est le cas de FOSUN (groupe diversifié ci contre). Le sens inné des affaires des entrepreneurs shanghaiens explique l’incroyable dynamisme de la création de petites et
moyennes entreprises privées (de l’ordre de + 40 % par an !) et le tissu local déjà extrêmement riche de PME actives dans tous les domaines. Première destination des investissements français
en Chine Le dynamisme économique shanghaien attire une
population d’expatriés français de plus en plus nombreuse,
estimée en 2005 à 6 000 personnes, soit un nombre
équivalent à celui de la population française installée à
Hong Kong .Shanghai est la principale région d’implantation des entreprises françaises en Chine. En 2005, sur près de 1 400 établissements français en Chine,Shanghai en regroupe 470, soit 35%.
Le montant cumulé des investissements directs réalisés par des intérêts français s’élève à 13 Mds USD. Un grand nombre de sociétés françaises y ont établi leur siège chinois. C’est le cas en particulier dans le secteur industriel avec notamment : L’AIR LIQUIDE, ALCATEL, DANONE,ERAMET, ESSILOR, LAFARGE, L’OREAL, RHODIA et SAINTGOBAIN. Les sociétés opérant dans le secteur de la distribution et des services sont également bien représentées avec AUCHAN,
CARREFOUR, DECATHLON, SODEXHO. Enfin, dans le secteur
financier, BNP-PARIBAS, CALYON et NATEXIS-BANQUES
POPULAIRES y ont également établi leur centre opérationnel.
Le secteur du luxe, auquel l’image de marque française est fortement
associée, est très bien représenté à Shanghai, capitale de la mode chinoise.Les grandes griffes (DIOR, CHANEL, LOUIS VUITTON, LACOSTE,HERMES…) y ont ouvert des points de ventes dans les lieux commerçants les plus prestigieux et y rencontrent une clientèle en forte croissance.Les PME françaises se concentrent soit dans la sous-traitance pour des
grands groupes soit dans des niches technologiques et connaissent souvent de francs succès : UBISOFT (jeux vidéos), ETHYPHARM (Pharmacie),CYBERNETIX (qui va regrouper ses activités sur Shanghai), MAPED et
PEBEO (articles de bureau) et BACOU-DALLOZ (protection
individuelle)… De plus en plus nombreuses sont celles qui veulent tenter leur chance dans le secteur tertiaire, priorité de la Municipalité de Shanghai, dans celui des biens de consommation (à l’image de
MONTAGUT dans le prêt-à-porter) ou des métiers de bouche
(restauration, boulangerie…).



- 4 -Une intégration croissante avec l’arrière-pays
Poids et comparaisons économiques « Chine de l’Est », en 2004
Source : Bureau des statistiques

Taux de change :1€ = 10 Rmb
La « Chine de l’Est »représente 16% de la population chinoise, mais près du 1/3 du PIB chinois.Province Shanghai Jiangsu Anhui Zhejiang
Pop.millions 13,5 73,5 63,0 46,0% total
Chine 1 6 5 4
PIB Mds € 74,5 155,0 48,0 112,4% total
Chine 5,5 11,0 3,5 8,2
Rang PIB 7 2 14 4
PIB/hab. 5 530 2 085 777 2 392
L’économie de Shanghai trouve sa cohérence en s’inscrivant dans un
ensemble plus vaste, comprenant, hormis la ville elle-même, les provinces du Jiangsu, du Zhejiang et de l’Anhui. Cette zone correspond en outre aux circonscriptions consulaires et économiques françaises de la Chine de l’Est. Son PIB total a atteint 358 milliards €* courants en 2004, pour une population totale de 200 millions d’habitants, soit un PIB par habitant de 1790 €. En 2004, ce territoire accueillait 26 milliards d’€ de flux d’investissement direct étranger (+16%), soit plus 40 % des IDE en Chine. Certaines villes du bassin, notamment Suzhou (Jiangsu), affichent cependant des performances uniques en Chine, avec une croissance de
17_6% et le record national des flux d’IDE en 2004. La région représente 14% de la population chinoise, mais près du tiers du PIB national et des flux d’investissement direct étranger nationaux.
La concentration urbaine est très forte. A elles seules, les 16 villes
principales du delta du Yangzi, abritant 5% de la population, totalisent un PIB de 264 milliards d’€ en 2004. Le PIB par habitant y atteint le triple de la moyenne nationale. Shanghai est considérée comme la tête de dragon de cet ensemble qui comprend (dans l’ordre décroissant de richesse) des
villes comme Suzhou, Hangzhou, Wuxi, Ningbo, ou Nankin. Cette
classification économique ne coïncide pas avec la hiérarchie
administrative, les capitales provinciales étant devancées par des villes de moindre rang comme Suzhou, Ningbo, ou Wuxi. La conurbation a été classée comme le sixième pôle urbain mondial après le Nord-Est des Etats-Unis, le Nord-ouest européen, la région des grands lacs américains, la mégalopole située autour de Tokyo et le grand Londres.



Chine : Comment investir ? 5 façons de bénéficier (peut-être) de la croissance chinoise

La croissance chinoise attise toutes les convoitises, et beaucoup s’interrogent sur les moyens d’en tirer financièrement partie. Cependant, l’investissement financier en Chine est rendu très difficile par la fermeture du compte de capital et le contrôle des changes. Dès lors, seules quelques formules légales permettent à ce jour de réaliser un investissement financier en Chine. Elles s’avèrent souvent dangereuses et peu rentables. Cette fiche ne traite pas des investissements directs étrangers, qui relèvent d’une autre logique.
1. Investir directement sur les marchés financiers de Chine continentale
En raison du contrôle des changes, la participation d’investisseurs étrangers sur les marchés financiers continentaux reste timide. Quelques voies existent, mais ces investissements se sont jusqu’à présent révélés très peu performants. A ce jour, seulement deux possibilités sont offertes aux étrangers :
- les actions B : la cote des places de Shanghai et Shenzhen est répartie en actions A libellées en monnaie locale, accessibles aux seuls ressortissants chinois, et en actions B libellées en HKdollar et USdollar, ouvertes aux étrangers depuis 2001. En mai 2005 à Shanghai, on comptait 1013 entreprises cotées et une capitalisation totale de 3247 Mds RMB. Mais le marché B ne compte que 54 entreprises pour une capitalisation de 26 Mds RMB. Il existe à présent une bande de fluctuation journalière maximale de 10% par titre (et de 5% pour les titres à traitement spécial).
- les licences QFII : Fin 2002, un système d'investisseurs institutionnels étrangers qualifiés (QFII, qualified foreign institutional investor) a été approuvé. Ces licences sont accessibles uniquement aux très grandes institutions financières. Mais, compte tenu du quota initial imposé par les autorités (975 Ms USD, soit à peine 0,5% de la capitalisation échangeable), il s'agit plutôt d'une brèche que d'une véritable ouverture. Les 9 opérateurs étrangers initialement choisis en 2002 n’avaient d’ailleurs investi que 290 Ms USD, témoignant de toutes façons de leur faible confiance dans un marché morose, engorgé par des émissions de qualité discutable. Le système s’est depuis développé. Les licences sont accordées par le régulateur boursier, la CSRC. Toutefois, la licence seule ne suffit pas pour opérer. En effet, chaque investisseur agréé doit aussi obtenir de la SAFE (State Administration of Foreign Exchange, organisme de la banque centrale en charge de la gestion des réserves de change et du contrôle des changes) un quota d’investissement. Celui-ci est actuellement compris entre 50 Ms USD et 800 Ms USD. Fin 2004, les autorités ont accordé des autorisations à 27 étrangers pour un montant global d’environ 3,5 Mds USD. Les autorités ont récemment envisagé d’élever le plafond total d’investissement à 10 Mds USD. Toutefois, il apparaît qu’une part importante des fonds autorisés n’est toujours pas effectivement investie.
Certaines des banques ayant obtenu un quota QFII, le mettent à disposition d’autres investisseurs ou fonds d’investissement.
2. Investir sur le marché financier hongkongais
Les placements sur le marché hongkongais se sont révélés être d’un bien meilleur rendement que les placements en Chine continentale. Hong Kong offre à la fois une meilleure sécurité juridique et un marché bien plus liquide. Deux types d’actions hongkongaises reflètent plus particulièrement l’évolution des entreprises de Chine continentale :
- les actions H : ce sont les titres d'entreprises enregistrées en République Populaire de Chine et possédant une autorisation de cotation à Hong Kong. L'indice Hang Seng China Enterprise, qui regroupe les actions H, est composé de 37 titres.
- les red chips : il s’agit des grandes capitalisations cotées à Hong Kong et dont le capital est détenu au moins pour 35% par des résidents de Chine continentale et dont le principal actionnaire est chinois. L'indice Hang Seng China Affiliated (indice Red Chips) comprend 27 entreprises.


3. Acheter des parts de fonds de placement « Chine » ou « Grande Chine »
De nombreuses banques et gestionnaires de fonds ont créé des fonds géographiques spécialisés sur la Chine. On constate des réussites très diverses depuis 2001. Ceci est peu étonnant, alors que l’indice phare de Shanghai perdait 50% de sa valeur dans le même temps. Néanmoins, la plupart des fonds paraissent se reprendre depuis peu (la période noire de la fin 2001 sortant peu à peu de la période de référence de 3 ans).

*Les performances sont calculées en euro au 6 juin 2005, dividendes réinvestis et exprimées en %.



*Les performances sont calculées en euro au 6 juin 2005, dividendes réinvestis et exprimées en %.


4. Prendre des participations financières dans des entreprises non cotées
Le cadre classique des investissements directs étrangers (IDE) en Chine n’est guère adapté à l’investissement financier. Qu’il s’agisse de participer à la création d’une entité nouvelle ou de prendre une participation dans une entité existante, une approbation préalable de l’administration est requise, fondée sur des considérations sectorielles. L’autorité d’approbation vérifie que l’investissement étranger intervient dans un secteur ouvert aux étrangers et se fonde notamment sur un document dénommé Catalogue d’orientation de l’investissement étranger, qui classe les secteurs d’activité en plusieurs catégories selon que l’investissement étranger y est encouragé, restreint ou interdit.
Depuis 2003, il est possible de créer une entreprise de capital risque à investissement étranger (ci-après ECRIE). Son champ d’application est large : il s’agit de réunir dans une même structure des investisseurs, soit tous étrangers, soit étrangers et chinois, dans le but de prendre des participations en capital dans des sociétés non cotées (généralement de haute ou nouvelle technologie), de leur apporter des services de management et de réaliser des plus-values à l’occasion de la cession ultérieure de ces participations.
Le texte vise les prises de participation aussi bien dans des sociétés nouvelles ou en création (capital risque stricto sensu) que dans des sociétés existantes (private equity).
L’ECRIE peut au choix prendre la forme d’une entité sans personnalité juridique, auquel cas la responsabilité des investisseurs est indéfinie et solidaire et le capital minimum de 10 Ms USD, ou bien d’une société commerciale et la responsabilité des investisseurs est alors limitée à leurs apports, le capital minimum n’étant alors que de 5 Ms USD.
L’ECRIE doit avoir entre 2 et 50 investisseurs chacun apportant au moins 1 M USD. Elle doit en outre avoir un investisseur qualifié qui doit être un professionnel du capital risque répondant à des exigences strictes (notamment gérer déjà 100 Ms USD d’investissements). Les investisseurs d’une ECRIE sans personnalité morale peuvent limiter leur responsabilité au montant de leurs apports si l’investisseur qualifié accepte d’être indéfiniment et solidairement responsable des dettes de l’entreprise de capital risque.
L’ECRIE doit avoir au moins 3 professionnels expérimentés dans le capital risque ou sous-traiter la gestion quotidienne à une entreprise de management de capital risque (EMCR).
Par rapport au cadre strict de l’IDE, l’investissement au travers d’une ECRIE présente quelques avantages :
- le capital de l’ECRIE peut être libéré sur une période totale de 5 ans, en fonction de l’état d’avancement des investissements ;
- lorsqu’une participation dans une entreprise chinoise est cédée par l’ECRIE, les investisseurs étrangers peuvent immédiatement récupérer leur investissement dans celle-ci, par réduction de capital, à hauteur du montant initialement investi par l’ECRIE dans l’entreprise chinoise ;
- l’ECRIE est dispensée d’approbation préalable lorsqu’elle investit dans les catégories « encouragée » et « permise » du Catalogue d’orientation de l’investissement étranger. Elle doit toutefois notifier l’investissement aux autorités du commerce. Dans la catégorie « restreinte », l’approbation reste nécessaire.
Le régime fiscal dépend de la forme de l’ECRIE. Si elle a une forme de société commerciale, elle est d’abord taxée à son niveau comme toute entreprise à investissement étranger. Les investisseurs étrangers sont alors considérés comme percevant des dividendes de l’ECRIE. La Chine renonce à l’heure actuelle à toute retenue à la source sur des dividendes payés par une entreprise à investissement étranger.
Lorsqu’en revanche, l’ECRIE n’a pas la personnalité juridique, l’impôt sur les bénéfices est dû (sauf option contraire) au niveau des investisseurs étrangers. Dans le cas où l’ECRIE n’a pas son propre management en Chine, mais recourt aux services d’une EMCR, les investisseurs étrangers sont imposés comme des entreprises étrangères sans établissement stable. Les plus-values de cession de titres sont soumises à une retenue à la source de 10 %.
Les acteurs anglo-saxons sont les plus présents aujourd’hui, par exemple Carlyle, Morgan Stanley, et Goldman Sachs. Le montant annuel investi dans des opérations de capital risque en Chine a dépassé un milliard USD en 2004.
5. Anticiper une éventuelle réévaluation du RMB

La spéculation sur une réévaluation du RMB est continue depuis fin 2002 (cf. graphique ci-dessous). L’ancrage du RMB au dollar US n’ayant pas évolué dans l’intervalle, ces positions se sont avérées continuellement perdantes.
Les investisseurs chinois multiplient les techniques afin de spéculer sur une éventuelle réévaluation du RMB. Néanmoins, légalement, le spectre d’instruments ouverts aux investisseurs étrangers est, là aussi, beaucoup plus étroit, et se limite aux contrats NDF (non deliverable forwards), échangés à Hong Kong et Singapour.
Il s’agit de contrats à terme sur l’évolution anticipée du taux USD/RMB, à 3/12/24 mois. Ces produits dérivés constituent une manière sécurisée de spéculer sur l’avenir du régime de change chinois, la contrepartie étant toujours une grande institution financière. Néanmoins, le risque est très élevé, car l’investisseur perd à l’échéance l’intégralité de sa mise en cas de maintien de la parité. Les volumes de transactions quotidiens sont de l’ordre de 500 Ms USD. Ce marché, soumis aux aléas des rumeurs, est marqué par une forte volatilité.


Les IDE à Shanghai et dans le Bas-Yangtse

A Shanghai même, près de 32000 entreprises à capitaux étrangers emploient 1,3 million de personnes pour
un investissement cumulé d’environ 74 Mds USD. Ces entreprises réalisent près des trois cinquièmes des
exportations de la Municipalité de Shanghai. Les flux d’IDE ont encore augmenté en 2003 dans un contexte
national de tassement après le record de 2002. Ils ne se limitent pas à Shanghai mais concernent l’ensemble
de l’estuaire du Yangtze, destinataire de plus de la moitié des flux d’IDE reçus par la Chine en 2003. Après
une année record en 2002, la France aura retrouvé son rang : quatrième investisseur non asiatique à
Shanghai après les Etats-Unis et l’Allemagne.
1- 2003, nouveau record pour Shanghai
Flux d’IDE contractuels 1992-2003
Evolution du nombre de projets
d’investissements à Shanghai 1990-2003
Evolution des stocks d’IDE 1992-2002
En 2002, la Municipalité de Shanghai avait déjà approuvé près de 3000
projets pour un montant exceptionnel de 10,5 Mds USD d’IDE contractuels
(+43% par rapport à 2001) et 5,03 Mds USD effectivement réalisés (+14,5%
par rapport à 2001).
En 2003, ces niveaux d’IDE ont encore été dépassés. Plus de 4321 nouveaux
projets ont été validés pour un montant contractuel de 11,06 Mds USD
(9,157 Mds €) en hausse de 23,5% par rapport à 2002. Le volume réalisé
se monte quant à lui à 5,85 Mds USD (4,84 Mds €), soit +30,1%. Ainsi,
avec 0,05% du territoire, 1 % de la population, 5% du PIB de la Chine, la
seule Municipalité de Shanghai accueille 11% des IDE effectivement
réalisés.
Le nombre des projets d’investissement n’a cessé de croître depuis le début
des années 90. Entre 1995 et 1998, le montant des IDE a atteint en moyenne
5,5 Mds d’USD par an. L’année 1999 a été marquée par un fléchissement des
IDE de l’ordre de 30%, dû en grande partie aux conséquences de la crise
asiatique. Depuis 2000, les flux sont de nouveau en phase ascendante.
Ce nouvel afflux massif confirme l’intérêt croissant que les entreprises
étrangères portent à Shanghai, « capitale » du bassin économique du
Yangtze, en phase de forte croissance et d’intégration économique, et tête
de pont de leurs activités pour le reste de la Chine. Bon nombre de
multinationales (près de 330 sont présentes à Shanghai) ont installé leurs
centres de recherche et de développement à Shanghai (111 centres recenss
dont Alcatel, Unilever, IBM, Intel), leurs centres logistiques ou
d’importantes centrales d’achats. Shanghai accueille également les sièges
« Chine » ou « Asie-Pacifique » de nombreux grands groupes : ainsi Coca
Cola, Alcatel, Auchan, Bayer, General Motors, Kodak, Carrefour, Metro,
MGE, UPS, etc.


En 2003, 371 projets représentent des investissements de plus de 10 m
USD, près de 60% du flux d’IDE contractuels totaux.
Les six piliers industriels de Shanghai sont l’électronique, l’automobile, la
chimie, la pétrochimie, la sidérurgie et les biotechnologies.
Au total, la structure des IDE à Shanghai montre une nette prédominance du
secteur industriel qui totalise 60% du montant total cumulé d’I.D.E.
Le secteur tertiaire, grâce notamment aux investissements liés à
l’immobilier, à la restauration et aux services sociaux, totalise 37% du stock
d’IDE, dont la logistique et la télécommunication (1,77 milliard €), la
distribution et la restauration (2,31 milliards €) et l’immobilier (10,8 milliards
€). Le secteur financier - et plus largement celui des services - est sans nul
doute celui pour lequel Shanghai devra faire le plus d’efforts ; d’autant que la
Municipalité souhaite que l’activité tertiaire représente à terme 70% de son
PIB (contre 48,4% aujourd’hui). Il sera source – conjointement au
développement d’autres types de services aux entreprises encore peu
développés - de création de forte valeur ajoutée, et contribuera à la montée en
puissance du secteur tertiaire souhaité par la municipalité. Le chantier
législatif et réglementaire, dicté notamment par l’OMC, servira cette logique,
de même que la doctrine de Shanghai pour l’Exposition Universelle 2010
« une meilleure ville, pour une meilleure vie », qui sous-tend le
développement des activités liées à l’environnement urbain dans tous les sens
du terme.
Quant à leur forme juridique, 40,5% des projets d’investissements
étrangers à Shanghai ont été réalisés dans le cadre de joint ventures et
59,4% dans le cadre de sociétés à capitaux 100% étrangers (« WOFEs :
Wholly Owned Foreign Enterprises »).
3- Des investissements majoritairement asiatiques
a. Répartition des flux 2003
En 2003, soulignons tout d’abord l’importance des flux en provenance des
paradis fiscaux - îles Vierges (7,9%) et îles Caimans (2 ,6%) – et de
Hongkong (25,5%), qui représentent à eux trois plus du tiers des IDE et
diminuent donc l’importance relative des autres origines.
Le Japon, qui avait réduit de manière drastique ses investissements en Chine
suite à la crise asiatique, avait repris en 2001, la position de tête des
investisseurs étrangers à Shanghai et la conserve en 2003 avec 18% des flux
actuels. Suivent les Etats Unis (9,9%), Taiwan (7,2%), le Royaume Uni
(4,4%), l’Allemagne (3,7%), Singapour (3,5%), et la France (2%).
La très forte progression des investissements français en 2002 (4,6% des flux
totaux d’un montant de 483,5 millions USD) notamment en raison des deux
projets français majeurs de Vivendi et d’Alcatel ne s’est pas confirmée en
2003. Premier investisseur européen en 2002, la France est rétrogradée à la
troisième place en termes de flux actuels en 2003. En termes de flux
contractuels, elle occupe cependant la deuxième place. En stock actuel, ses



A noter également, la très nette augmentation des investissements
provenant de Taiwan durant l’année 2002 et la nouvelle politique
municipale d’encouragement de ces investissements. La Municipalité de
Shanghai a en effet décidé début 2002 d’établir deux zones industrielles (à
Songjiang et Jiading) réservées exclusivement aux investisseurs taiwanais. Ce
phénomène est d’autant plus à souligner que nombre de flux des îles Vierges
et Caïmans sont en réalité originaires de Taiwan.
b. Répartition en stock
En terme de stocks d’IDE, soulignons à nouveau le poids de Hong Kong
(24,5%), des Iles Vierges, Iles Caïman et Iles Samoa (20,7% au total) devant
le Japon (11,8%), les USA (11%), Singapour (5,7%), Taiwan (4,9%),
l’Allemagne (4,6%), les Pays-Bas (2,9%), le Royuame-Uni (2,4%), la Suisse
(1,8%), et la France (1,4%).
Ces statistiques sont liées à une méthodogie qui ne tient compte que de
l’origine formelle de l’investissement. De nombreux investissements français
transitent en réalité par des pays tiers et échappent aux statistiques de
Shanghai.

La montée en puissance des IDE ne se limite pas à Shanghai mais
concerne l’ensemble de la Chine de l’Est : Jiangsu essentiellement, mais
aussi Zhejiang et Anhui à un moindre degré:
- Le Jiangsu, seconde province chinoise en terme d’IDE, a réceptionné en
2003 un montant d’IDE contractuels de 26 Mds € (62,5% de plus qu’en
2002). Fin 2003, le stock contractuel s’élevait à 75,7 Mds €. Le Jiangsu
recense près de 53000 entreprises étrangères ou à capitaux sino-étrangers.
La seule ville de Suzhou, par exemple, a reçu en 2003 un montant d’IDE
contractuel de 10,4 Mds € ; elle a égalé Shanghai cette année.
- Dans la province du Zhejiang, le flux d’IDE contractuels s’est élevé en
2003 à 10 milliards € (78,5% de plus qu’en 2002), celui réalisé à 2,6 Mds €
(+73%). La Province recense 25091 entreprises à capitaux étrangers ou sinoétrangers
dont le montant total des investissements contractuels s’élève à 34,4
milliards €, et celui des investissements réalisés à 16 milliards €.
- La province de l’Anhui comptait en 2003 un total de 5706 entreprises qui
bénéficiaient d’investissements étrangers pour un montant cumulé de 7 Mds €
d’investissements contractés, et 3,48 Mds € d’investissements réalisés. En
2003, l’Anhui a bénéficié d’un montant d’IDE contractuels de 850
millions € (+14,8%) et un montant réalisé de 320 millions € (+0%).
Au total, le pôle économique régional constitué par Shanghai et les
provinces voisines - qui pèse 16% de la population chinoise et 27% du
PIB de la Chine, reçoit donc une proportion croissante des IDE
contractuels chinois (40% en 2003 contre 35% en 2002).
Les entreprises françaises entendent profiter du niveau d’intégration
économique croissant entre Shanghai et les Provinces environnantes, de la
qualité et des avantages des parcs industriels mis en place par ces Provinces,
et ont compris que celles-ci pouvaient constituer, à proximité de Shanghai,
une alternative de choix et à coût réduit. Le stock d’investissements français
dans le Jiangsu dépasse un milliard € (soit un niveau presque équivalent à
celui de Shanghai), et une centaine de millions € dans le Zhejiang.




EXPORTER EN CHINE
La Chine est à la mode. Sa croissance accélérée est devenue particulièrement voyante : elle absorbe des quantités toujours croissantes d'énergie et de matières premières, au point de déstabiliser les marchés mondiaux, sa place dans le commerce mondial gagne chaque année un point en termes de part de marché (6% en 2004), son industrie est devenue la première mondiale dans un certain nombre de secteurs production d'acier, charbon, ciment, jouets, textile-habillement, chaussures, produits blancs, téléviseurs - ses touristes commencent à envahir le monde, ses grandes entreprises s'internationalisent rapidement. Mesurée en PIB /habitant, la richesse chinoise est encore très faible, à 1200 USD / hab. en 2004. Calculée en termes de parité de pouvoir d'achat, elle est déjà beaucoup plus conséquente, à 6000 USD/hab. On estime que 60 millions de chinois ont actuellement un revenu comparable à celui des cadres occidentaux.

Qu'elle inquiète ou qu'elle fascine, la Chine mobilise l'attention des médias et des responsables économiques : aucune stratégie internationale ne peut plus se construire sans prendre en compte la place de ce pays-continent, de ses entreprises et de ses consommateurs.

Les brillants succès économiques de la Chine ne doivent cependant pas faire oublier ses fragilités : la réforme du système financier est loin d'être achevée, le financement des retraites et du système de santé reste à construire, la réforme des entreprises publiques génère un chômage élevé, les inégalités entre provinces, entre mondes rural et urbain atteignent des niveaux préoccupants. La Chine n'est donc pas à l'abri d'accidents de parcours qui peuvent freiner son développement. Elle a cependant les moyens de les surmonter pour reprendre à terme toute sa place dans l'économie mondiale.


La France occupe apparemment une place modeste dans l'économie chinoise, avec 1,4% de part de marché à l'importation et 1,2% des Investissements Directs Etrangers. Ses résultats sont plus convainquants si l'on exclut les importations d'énergie et de matières premières et le « processing trade », auquel les entreprises françaises ne participent que marginalement sa part de marché atteint alors 4,2%. En matière d'IDE, il faut également traiter à part ceux de Hong-Kong et de Taïwan, qui ne sont pas véritablement « étrangers », ce qui porte la part de la France à 3,4%. Plus de 600 entreprises françaises sont implantées en Chine, où elles emploient environ 150 000 salariés.

Pour l'avenir, la France dispose d'atouts qui devraient lui permettre de bénéficier du développement économique chinois : une offre très compétitive face aux besoins immenses du pays en matière d'énergie (notamment nucléaire), de transports (aéronautique, ferroviaire, automobile) et d'environnement (traitement de l'eau, des déchets ), une offre de biens de consommation et de produits agro-alimentaires qui bénéficiera de la prospérité croissante des consommateurs et de l'internationalisation des goûts ; une offre touristique très appréciée, même si elle nécessite un effort d'adaptation à la clientèle chinoise.

La place de la Chine dans notre économie s'accroît également rapidement. Les tensions générées par l'afflux du textile chinois depuis le début de l'année 2005 ne donnent cependant qu'une image biaisée de la réalité. Le plus souvent, y compris dans le textile, les exportations chinoises se substituent à celles d'autres pays asiatiques : le rôle d'atelier d'assemblage joué par la Chine trouve son reflet dans un accroissement continu de la part chinoise dans nos importations d'électronique grand public, d'électronique professionnelle ou de télécommunications. A moyen terme, la montée en puissance de la Recherche et Développement, l'autonomie croissante acquise par un certain nombre de grands groupes chinois dans leur stratégie d'internationalisation vont modifier les perspectives : l'investissement chinois en France et en Europe se développera, les entreprises chinoises seront de plus en plus des acteurs globaux maîtrisant l'ensemble des leviers de la compétition mondiale.

La France se mobilise depuis plusieurs années pour accroître sa présence et sa notoriété en Chine : nos relations politiques sont excellentes, le rythme des rencontres au sommet est dense et régulier, les années croisées de la Chine en France puis de la France en Chine ont permis de donner une dimension humaine et festive à nos relations, un effort particulier est fait pour promouvoir la présence des PME françaises en Chine, avec plusieurs grandes manifestations en 2005 qui devraient au total permettre à plus de 1000 PME de découvrir le marché chinois.
La réalisation du présent ouvrage est une modeste contribution à cet effort de mobilisation collective. Il offre une information à la fois synthétique, sectorielle et pratique sur les tendances de l'économie chinoise, l'accès au marché et les conditions de travail en Chine. Les Missions Economiques de Pékin, Shanghai, Canton et Hong Kong








Source : informations issues du site http://www.missioneco.org/Chine

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