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     La Chine et les Mangas .....
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Expéditeur Conversation
Freeman
Envoyé sur :  16/8/2006 1:35
Shanghaien(e)
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De: Shanghai
Envois: 644
La Chine et les Mangas .....
Développement de l'industrie de l'animation en Chine


L'impulsion émane directement du gouvernement chinois : promouvoir le développement de l'industrie de l'animation en Chine. L'objectif concret ... D'ici 5 à 10 ans, ce secteur doit occuper 1% du PIB. Et pour aboutir à ce but, l'industrie de l'animation -bande dessinée et films d'animation confondus-, devra couvrir en valeur un total de 200 à 300 milliards de yuans. La formulation de cet objectif et les mesures qui vont avec représentent donc une précieuse opportunité pour ce secteur, qui entre actuellement dans une période dorée.
Mais soyons d'abord clairs sur les termes. L'industrie de l'animation couvre essentiellement deux domaines : les bandes dessinées et les dessins animés. Mais plus concrètement, il s'agit aussi bien des livres, des journaux, des revues et des magazines que les films, les programmes télévisés et toutes sortes de produits audiovisuels, en passant par les jeux vidéo, les comédies musicales et tous les produits dérivés - vêtements, jouets et même l'image que véhicule tel ou tel personnage.

Il y a plusieurs mois, la Chine a adopté des mesures spécifiques pour promouvoir le développement de l'industrie de l'animation. Selon certaines statistiques, l'an dernier, le volume de la production des bandes dessinées sur un an a atteint le total de toute la décennie précédente. Et durant le seul premier semestre de 2006, ce volume a connu une croissance de 70% par rapport à la même période de l'année dernière. Le secteur des produits dérivés a lui aussi cru à grande vitesse.

« Trois mille questions posées par Lanmao et Taoqi »? Ce titre reste sans doute énigmatique pour les francophones, mais, en Chine, à peu près tous les enfants âgés de 2 à 8 ans le connaissent : il s'agit en fait d'un dessin animé très populaire diffusé pour la première fois à la télé il y a 7 ans. Depuis, cette série remporte un succès retentissant auprès du jeune public chinois. Nie Jinxin est le superviseur en chef du groupe Sanchen, l'entreprise qui produit ce dessin animé. Il a dit : «Actuellement, nous avons déjà produit six saisons de ce dessin animé, ce qui représente 2000 épisodes en tout. En 2001, cette série a commencé à être diffusée sur l'ensemble du territoire. Chaque jour, 700 chaînes de télé diffusent ce dessin animé, avec plus de 800 millions de téléspectateurs. Et en plus de la série télé, nous avons créé un site sur Lanmao, dont la fréquentation journalière atteint les 450.000 clicks... Tous les jours, des milliers de fans de Lanmao nous téléphonent pour poser diverses questions. »

Aujourd'hui, les produits dérivés du dessin animé couvrent une dizaine de secteurs : le jeux éducatifs, les livres, les produits audiovisuels, les vêtements pour enfants et les chaussures. Et cette série a même investi le marché international. Ses droits d'auteur ont ainsi été achetés par une dizaine de pays et régions du monde, dont HongKong, Taiwan, les Etats-Unis ou la République de Corée.

Mais si Lanmao a pu remporté un tel succès, c'est notamment grâce au soutien apporté par le gouvernement au développement de l'industrie de l'animation. D'ailleurs, dans le 11ème programme quinquennal, mis en place en février dernier, l'expansion de ce secteur à une haute valeur ajoutée a été désigné comme un objectif majeur. Et au niveau local aussi, on a fait ce pari.

En effet, selon des statistiques encore incomplètes, une vingtaine de villes et de provinces chinoises encouragent l'industrie de l'animation. Des villes importantes comme Beijing, Shanghai, Suzhou, Guangzhou, Shenzhen ou Dalian ont adopté des politiques préférentielles pour l'industrie de l'animation, à savoir des avantages sectoriels équivalents à ceux octroyés à l'industrie informatique ou la microélectronique. Ces villes ont d'ailleurs créé des bases de production spécialement consacrées à ce secteur.

En outre, plus de 200 établissements d'enseignement supérieur ont créé des filières d'apprentissage débouchant sur les métiers de l'animation. Et la Chine organise de plus en plus de festivals, de salons ou de forums consacrées à ce secteur, et assure par ailleurs des formations spéciales.

A Beijing, par exemple, plusieurs zones industrielles consacrées à l'animation ont été créées, comma par exemple celle de l'arrondissement de Shijingshan, à l'ouest de la capitale. Le directeur adjoint de la Commission de développement et de réforme de cet arrondissement, Peng ChunHui, a pleinement conscience des potentialités du secteur : « Notre arrondissement compte une trentaine d'entreprises spécialisées dans l'animation. Et ces entreprises couvrent tous les segments de ce secteur : les dessins animés, le multimédia et l'édition. Nous avons monté un centre d'animation dans notre base numérique de loisirs. De nombreuses entreprises s'y sont installées. »

Selon M. Peng, les politiques préférentielles accordées par les autorités de l'arrondissement de Shijingshan à ces entreprises, comme des allocations de logement et des fonds spéciaux, ont joué un rôle non négligeable dans l'essor de cette zone. D'ici quelques années, Shijingshan veut investir 500 millions de yuans pour soutenir le développement de ces entreprises de l'animation, qui y ont déplacé leur siège et monté de nouvelles filiales. En tout cas une chose est sûre : Peng ChunHui a parfaitement confiance en l'essor de cette secteur. Le studio Suifeng de Beijing, spécialisé dans la conception d'animations sur divers supports, fait partie de ces entreprises qui se sont installées à Shijingshan. On écoute la présentation de cette entreprise par son directeur, Jia Liqiang a déclaré ainsi: « De mon point de vue, tout marche à merveille pour notre entreprise, dans cet arrondissement. Car c'est une véritable base industrielle en ce qui concerne l'animation. Les autorités peuvent mener des politiques préférentielles à notre égard... Et nous avons davantage d'occasions pour coopérer avec des partenaires. C'est plus commode por nous. »

Mais ce développement d'un secteur de l'animation à la chinoise est encore balbutiant, et relativement éloignés des standards internationaux, japonais et américains en tête. C'est pourquoi le gouvernement chinois a voulu formuler des objectifs de développement dans les prochaines années.

Concrètement, des fonds spéciaux pour soutenir le secteur vont être levés sur les finances centrales afin de créer un environnement favorable aux entreprises pionnières dans ce secteur et au développement de studios chinois capables de rivaliser en quantité comme en qualité avec les pointures internationales.

Sun Lijun est le directeur de l'Ecole d'animation relevant de l'Académie du film de Beijing. Selon lui, la réalisation de ces objectifs passe par un accent plus fort mis sur la formation du personnel, une augmentation des investissements gouvernementaux et, plus généralement, d'une amélioration de l'environnement industriel global du secteur. Un problème, selon lui, essentiellement sino-chinois : « Il faut d'abord mettre l'accent sur les éléments fondamentaux de notre nation. Si nous essayons d'imiter les Américains ou les Japonais, nos ?uvres ne pourront jamais atteindre leur niveau. Nous devons plutôt partir des réalités propres à notre propre pays au lieu d'essayer de reproduire simplement ce que font les autres. »

Pour Sun Lijun, l'effort à fournir en termes de formation aux métiers de l'animation doit être total, et toucher l'ensemble de la chaîne de production, des producteurs aux scénaristes en passant par les coloristes? Et en parallèle, il faudra pouvoir lier toutes les entreprises qui tournent dans l'orbite du secteur de l'animation, comme par exemple celles qui produisent des jouets, des jeux éducatifs ou des vêtements. De sorte que l'industrie pourra prendre une envergure plus large.

source : cri
sonia
Envoyé sur :  16/8/2006 11:29
Shanghai Aspirant(e)
Inscrit le: 1/8/2006
De:
Envois: 85
Re: La Chine et les Mangas .....
si la Chine s'y met je crois qu'on aura droit à une panoplie de dessin animé
ce sont les enfants qui vont adorés ça
Freeman
Envoyé sur :  18/8/2006 3:47
Shanghaien(e)
Inscrit le: 29/7/2006
De: Shanghai
Envois: 644
Re: La Chine et les Mangas .....
Pas d'accès aux dessins animés étrangers entre 17H00 et 20H00

Les enfants chinois fanas des cartoons étrangers devront attendre la nuit pour voir leurs programmes préférés.

A partir du premier septembre prochain, aucun dessin animé étranger ni programme en rapport avec des dessins animés étrangers ne pourront être diffusés entre 17H00 et 20H00 sur l'ensemble des chaînes de télévision et les chaînes thématiques à destination des enfants, selon un nouveau règlement de l'Administration d'Etat de la Radiodiffusion, du Cinéma et de la Télévision (SARFT).

Le règlement n'est pas publié sur le site de la SARFT mais le personnel de la télévision provinciale du Guizhou a affirmé auprès de China Daily qu'il avait reçu la circulaire deux mois avant.

Ce règlement est considéré comme une des mesures de la SARFT en vue de favoriser le développement de l'industrie locale.

La première étape remonte à l'an 2000, quand la SARFT a demandé à ce que les dessins animés étrangers obtiennent une approbation officielle avant toute diffusion. Cette mesure a été suivie d'une circulaire en 2004, qui stipulait que les dessins animés chinois représentent au moins 60% des cartoons difusés par chaque chaîne.

Depuis 2004, l'administration a mis en place 15 mesures pour protéger l'industrie d'animation chinoise.

Ces mesures ont permis d'augmenter l'investissement privé dans l'industrie d'animation. Selon les statistiques de la SARFT, la longueur des programmes d'animations chinoises réalisées en 2005 était autour de 40 000 minutes, soit plus que le total des 11 années précédentes.

Malgré sa croissance rapide, « l'industrie d'animation chinoise en est encore à ses balbutiements et toute la société doit l'encourager à développer son imagination créatrice. », a indiqué Liu Jun, professeur au Conservatoire du Cinéma de Beijing lors d'un forum industriel en 2005.

Le développement de l'industrie d'animation joue un rôle important en matière de préservation de la civilisation chinoise puisque les enfants peuvent y apprendre les valeurs traditionnelles, a-t-il ajouté.

Mais les experts de cette industrie doutent que les efforts du gouvernement permettent de soutenir durablement le développement de l'animation chinoise.

« De toute façon c'est plus de créativité que d'argent dont manque l'animation chinoise actuellement », a affirmé Xu Jiang, président de l'Ecole d'Art de Hangzhou, chef-lieu de la province du Zhejiang, où nombre de studios ont été mis en place ces dernières années.

Quelque soit leur quantité, les cartoons chinois sont souvent vendus à un prix qui équivaut à moins de 1% de leur coût de revient, selon l'Agence de presse Xinhua

Beaucoup de stations de télévision locales ne veulent payer que 10 yuans par minute l'animation chinoise, contre 5 000 yuans par minute pour la série japonaise "Slam Dunk", d'après le reportage de Xinhua.

Les dessins animés chinois doivent avant tout présenter un intêrêt s'ils veulent devenir populaires, a dit Yang Yunxia, une analyste de la mode qui a une fille de quatre ans. « Les enfants ne peuvent pas aimer quelque chose simplement parce qu'ils n'ont pas d'autres choix. »

China.org.cn
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