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Expéditeur Conversation
christophe
Envoyé sur :  13/8/2006 13:14
Mini Shanghai
Inscrit le: 2/8/2006
De:
Envois: 32
Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
ENQUÊTE. Le Céleste Empire n'est pas qu'une terre de délocalisation. Notre art de vivre séduit les consommateurs chinois. Des entrepreneurs qui ont osé s'installer là-bas nous dévoilent leurs secrets.

Plus de 1,3 milliard de Chinois... Dont environ 160 millions de consommateurs qui ont un pouvoir d'achat comparable à celui du Français moyen. Ils achètent voitures, appareils ménagers, produits cosmétiques. Les « très nantis » - soit 25 millions de consommateurs - raffolent du luxe. Et singulièrement quand ce luxe est français. Concentrés sur la zone côtière (Pékin, Shanghai, Canton), ces privilégiés cherchent à se distinguer de la classe moyenne. « Une Chinoise raffinée n'achètera pas un sac Vuitton trop vu, trop repérable, mais un Hermès, signe de distinction, de raffinement, explique Eric Costantino, un coiffeur marseillais qui a ouvert quatre salons en Chine. De même, elle choisira un parfum Guerlain, plus discret qu'un Yves Saint Laurent. » A Shanghai, il suffit d'aller humer l'air de la mode au City Plazza, le dernier mall ultra-luxueux de la mégapole, pour réaliser que les marques françaises font craquer les porte-monnaie. Dès l'entrée, le regard est happé par les boutiques Kenzo, Jean-Paul Gaultier, Céline... Aucune cliente ne peut les ignorer. Bravo la France ! Mais que peuvent espérer les entrepreneurs qui n'ont derrière eux ni la trésorerie ni les moyens d'une multinationale ? Ceux que L'Entreprise a rencontrés débordent d'idées et d'audace. Pour réussir, ils ont ouvert de nouvelles brèches : vendre des crêpes à Pékin ou fabriquer et commercialiser de la lingerie ultra-sophistiquée à Shanghai, créer des événements pour de grandes entreprises, monter des salons de coiffure destinés aux executive women pressées... Pour s'implanter, il faut aussi franchir de nombreux obstacles comme la langue ou les tracasseries administratives. Notre enquête parmi les entrepreneurs français dévoile les écueils à éviter et surtout les astuces qu'ils ont déployées pour prospérer dans l'empire du Milieu.

Eric Costantino, salons de coiffure Eric

« Faites-moi une couleur L'Oréal »

C'EST À COUPS DE CISEAUX qu'Eric Costantino s'est implanté à Pékin. Heureux hasard, l'idéogramme de son prénom signifie « amour, beauté, féminité ». Une aubaine pour un coiffeur ! Sans hésiter, il baptise donc son salon Eric. Un coup de pouce d'autant plus opportun qu'à son arrivée le jeune entrepreneur du sud de la France (il a déjà lancé une chaîne de salons dans sa région) est quelque peu démuni. « Lorsque je me suis associé avec un partenaire chinois pour ouvrir le premier salon dans la rue commerçante de Wangfujing, en 1997, je ne parlais pas un mot d'anglais mais je lisais Confucius et Lao Tseu », raconte-t-il. L'aventure a failli tourner court, car, quelques mois après son implantation, il apprend que la rue va être en travaux pendant deux ans. Sans qu'il le sache encore, ce sera le début de sa réussite. Certes, il émigre vers un local plus modeste, 280 m2 au lieu de 500 m2. Mais pas n'importe où : il s'agit du quartier des noctambules. Adieu le brushing pékinois, il sera le pionnier du « french style ». Depuis, la jet-set locale et les expatriés se bousculent à sa porte. Son secret ? Son talent, bien sûr, mais aussi le succès des grandes marques françaises de cosmétique auprès des Chinois. « Lorsqu'une Chinoise me dit : "Faites-moi une couleur L'Oréal", je sais que c'est gagné. Ce qui compte, c'est la marque française des produits. Pour cela, elle est prête à débourser 70 euros. » Un montant élevé quand on sait que le salaire mensuel moyen chinois est de 170 euros. Mais la clientèle d'Eric est riche. A tel point qu'il propose des cartes de membre. La Diva, la Goddess, la Corporate et la Mistress. Plus besoin de sortir des billets de sa poche, il suffit de présenter ce sésame à la caisse, les ongles parfaitement manucurés. Tout simplement !

Vincent Eve, Café Vincent

« Les Chinois aiment le cidre doux et la galette de sarrasin »

VINCENT EVE AIME croquer la pomme. Breton d'origine, pouvait-il échapper à son destin ? En 1999, il est envoyé à Pékin pour ouvrir une Brasserie Flo, mais la rencontre de sa femme chinoise et l'épidémie de SRAS en décideront autrement. Adieu Flo ! Il délaisse les huîtres et ouvre... une crêperie, à Da Shan Zi, le quartier des anciens entrepôts reconvertis en galeries d'art contemporain et lofts pour yuppies. Il investit 30 000 euros, rapporte une galettière de France (12 kilos dans les bagages) et forme trois cuisiniers sur les sept salariés que compte le restaurant. Il joue à fond la carte de l'exotisme et crée une ambiance à la française : le nom d'abord, le Café Vincent, le décor ensuite avec petites nappes à carreaux rouge et blanc, chansons du pays... Le lieu séduit les Chinois. Encore faut-il s'adapter à leurs goûts : « Inutile de leur servir du cidre brut, ils préfèrent le doux, commente-t-il. En revanche, la crêpe salée l'emporte sur la sucrée, sauf pour la Chinoise qui a découvert, lors d'un séjour en France, la crêpe à l'orange flambée et au calvados. » Sa réussite, il la doit aussi à sa femme. Elle lui a appris les rudiments du mandarin. Mais surtout elle lui a apporté ses « guanxi » (relations) si précieuses pour se lancer. « Sans elle, je ne m'en serais jamais sorti. Ses connaissances ont facilité la création de mon entreprise, d'autant qu'elle est, elle aussi, restauratrice », reconnaît-il. A pas d'heure, il quitte en trombe sa crêperie dans une voiture de sport rutilante. L'affaire tourne. Le point mort est atteint !

Isabelle et Olivier Chouvet, agence Emotion

« Les grandes marques font appel à nous »

ISABELLE ET OLIVIER CHAUVET ont le goût d'entreprendre. Après le succès et la revente de La Fabrique (un resto-épicerie-boîte de nuit ouvert à Paris, répliqué à Tokyo puis à Shanghai en version lounge hyper high-tech), ils se concentrent sur leur seconde activité, la création et la production d'événements, un terrain encore inexploré par des Français à Shanghai. Emotion, leur agence, « marche très fort depuis son ouverture en mars 2004 », explique Isabelle Chouvet. Au démarrage, un salarié. Aujourd'hui, vingt-deux personnes. Leur audace est récompensée puisque des grandes marques comme L'Oréal, Pernod Ricard, Ferrari-Maserati font appel à eux. « Pour Chivas, le premier alcool importé en Chine, nous avons invité 1 500 personnes à une soirée baptisée "Le Futur" ou "Comment on fera la fête en 2070". Nous avons fait venir des artistes de Londres, un DJ de France et 300 VIP chinois ont savouré le célèbre whisky. » Pour la « Fashion week », les Chouvet ont même signé un contrat avec la municipalité de Shanghai qui souhaitait accueillir des couturiers français : Nina Ricci, Sonia Rykiel, Jean-Paul Gaultier ont répondu présent. L'opération, très remarquée, sera d'ailleurs reconduite en novembre prochain. « Cette année, nous avons recherché des sponsors pour la manifestation. Audi et Shu Uemura (filiale de L'Oréal) présenteront respectivement leur nouvelle voiture et leur ligne de cosmétiques », précise Isabelle. La petite agence surfe sur de gros budgets et s'en porte bien : 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires et une marge nette de 5 %. Tous les bénéfices sont aussitôt réinvestis.

Marie et Larbi Cherifi, Le Caprice de Marie

« La Chinoise délaisse la culotte en coton pour la guêpière en dentelle »

CET HOMME-LÀ, ASSURÉMENT, aime sa femme. A Marie, il a offert une entreprise, Le Caprice de Marie, tout simplement. Acheteuse de lingerie pour Monoprix, Marie Cherifi avait des idées de dessous chics plein la tête. Son rêve s'est réalisé à Shanghai lorsqu'elle y a rejoint son mari, en 2003. Banco, il met 2 millions d'euros sur la table. Sa stratégie pour réussir : être en Chine où les coûts de fabrication sont parmi les plus bas au monde alors que les autres marques françaises fabriquent dans les pays du Maghreb. Marie, aux doigts de fée, dessine les modèles de cette corsetière moderne qui rappelle les déshabillés du Shanghai des années 1930. De son côté, Larbi Cherifi pilote deux unités de production qui emploient 250 petites mains. « Avec des couturières qui perçoivent un salaire mensuel moyen de 200 euros, nourries logées, nous pouvons diviser par cinq les prix par rapport à une production en France, précise-t-il. C'est pourquoi nous vendons des bustiers bordés de fourrure, des strings de soie ou encore des liseuses en lapin rose à des prix raisonnables. » Leurs produits made in China sont déjà diffusés en Europe et aux Etats-Unis. Mais ils plaisent aussi aux Chinoises huppées, habituées au shopping dans les capitales de la mode. D'ailleurs, le couple vient d'ouvrir une boutique à Shanghai, dans un quartier équivalent à la rue de Rivoli, à Paris. « Ni trop chic, ni trop populaire, argumente Marie. Ici, il y a toute une éducation à faire. La Chinoise doit passer de la culotte en coton à la guêpière en dentelle. » En prime, la marque de lingerie offre une broche pour soutien-gorge ou une bougie parfumée. A ne consommer qu'au moment de se dévêtir...

TOUTES LES INFORMATIONS POUR S'IMPLANTER

Les pouvoirs publics français sont un recours précieux pour les entrepreneurs en quête d'informations pratiques sur la Chine. Des missions économiques sont présentes à Pékin, Canton, Shanghai et Hongkong. A partir du site www.missioneco.org/chine, il est possible de télécharger un kit d'informations destiné aux petites et moyennes entreprises. Les chambres de commerce sont représentées dans plusieurs grandes provinces via la chambre de commerce et d'industrie française en Chine (www.ccifc.org). Les régions sont également actives, notamment la région Rhône-Alpes via l'association Erai (www.erai.fr)

L'ART DE VIVRE À LA FRANÇAISE EST À LA MODE

Art, design, mode, cuisine, coiffure, cosmétique...

L'influence française marque des points dans toutes les grandes villes chinoises où s'épanouissent les affaires. Evénement très remarqué : une quinzaine d'artistes français viennent d'être exposés au Musée national des arts chinois de Pékin, sur l'initiative de Pearl Lam, la propriétaire des galeries Contrasts. Personnalité iconoclaste, Pearl Lam détecte des talents pour les faire découvrir dans son pays. En art, en design, la French Touch séduit. Jusqu'à la caricature, parfois. « Les jeunes Chinoises se font blanchir le teint et recourent à la chirurgie esthétique pour avoir les yeux débridés et un long nez... comme Jacques Chirac, qu'elles trouvent irrésistible », sourit Sophie Liaudet, conseil auprès de sociétés françaises recherchant des partenaires en Chine. L'engouement pour l'art de vivre « à la française » ne s'arrête pas là. Les Chinois, amateurs de thé, boivent de plus en plus de café. Ils se pâment pour un camembert et dégustent des tartes aux fraises chez Visage, le pâtissier français du quartier branché de Xin Tian Di. S'ils montent dans un taxi, ce sera de préférence dans une Citroën Elysée. S'ils se marient, ils feront faire leurs photos dans un Paris Studio, sur fond de tour Eiffel. Et s'ils vivent heureux avec... un enfant, ce sera dans une résidence Versailles de Paris. Les Chinois raffolent tellement de ces noms qui fleurent bon la France qu'ils les utilisent pour leurs propres business. Ainsi, à Shanghai, on peut s'arrêter prendre un verre au Café Montmartre, au coeur du marché des faux et des chinoiseries, ou visiter La Vie d'art, une galerie de tableaux. Pour s'habiller, plusieurs adresses : Cecoco, clin d'oeil à Coco Chanel, Le Vieux Commandant pour trouver des vêtements masculins. Pour les sous-vêtements féminins, se rendre chez Rejolie.

L'AVIS DE L'EXPERT

" Harmoniser la marque française et sa transcription phonétique chinoise"

BERTRAND MOREAU, président du Centre de recherches et d'études sur le développement international en Asie (Credia).

Les Français qui s'installent en Chine ont tout intérêt à afficher une marque hexagonale, car les Chinois raffolent des noms français. Surtout dans le domaine du luxe. Pour les marques plus courantes, une recherche s'impose afin de s'assurer que le nom passera bien auprès des consommateurs chinois. Quitte à en changer pour aborder ce nouveau marché ! Attention en effet aux conséquences désastreuses que pourrait entraîner une transcription malencontreuse. Si l'on traduit le nom français en idéogrammes - ce qui est recommandé -, il faut alors trouver une harmonie avec sa transcription phonétique chinoise. Le pinyin, c'est-à-dire la traduction en alphabet romain de l'idéogramme, permet de s'en sortir ! Par exemple, Audi en pinyin se transforme en Aodi, simple transcription phonétique sans signification. Carrefour a carrément changé de nom en s'appelant en mandarin Tialefu, ce qui veut dire « la famille joyeuse ». Tandis qu'Yves Rocher est devenu Yeluzhi, « la rosée sur les feuilles », et Danone, Daneng, « plein d'énergie ».

Il faut impérativement enregistrer sa marque en Chine, sauf s'il s'agit d'une marque jugée notoire. Cela correspond au minimum à quatre dépôts : le nom français, l'idéogramme, le cantonais et le logo. Deux voies sont possibles pour déposer sa marque et la protéger. Le dépôt en France auprès de l'Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle) qui transmet le dossier à l'OMPI (Office mondial de la protection intellectuelle), qui l'envoie ensuite au bureau chinois des marques. Ou alors l'enregistrement directement auprès de cet office national qui aura été saisi par un mandataire habilité. La procédure prend neuf mois. C'est long, alors mieux vaut anticiper.

source : l'entreprise.com
Nihaogroup
Envoyé sur :  25/8/2006 5:12
Shanghai Aspirant(e)
Inscrit le: 23/8/2006
De:
Envois: 80
Re: Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
L'article est intéressant mais très romancé. L'auteur a pris quelques libertés et dépeint un tableau extremement positif.

Il y a évidemment beaucoup d'opportunités pour les français en Chine mais on pourrait faire le même genre d'article unilatéral avec les Flops des français en Chine.

J'aime beaucoup l'histoire du "Caprice de Marie"... et celle du couple Chauvet qui revend "la Fabrique" et créé une boite d'évenementiel.

Toujours savoir lire entre les lignes, dommage que nous n'ayons pas le nom du journaliste qui écrit pour lentreprise.com
Par son discours, on imagine qu'il s'agit d'un article écrit suite à un voyage court en Chine (Beijing + Shanghai).
Titeuf
Envoyé sur :  25/8/2006 5:16
Shanghai Régulier(e)
Inscrit le: 21/8/2006
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Envois: 140
Re: Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
ça doit se trouver je pense
Nihaogroup
Envoyé sur :  25/8/2006 5:52
Shanghai Aspirant(e)
Inscrit le: 23/8/2006
De:
Envois: 80
Re: Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
Oui ca doit se trouver facilement... mais il est dommage et pas très respectueux de copier un article sans en donner la source et l'auteur.

Ca permet en plus de savoir tout de suite qui demander en cas d'intérêt particulier.
Titeuf
Envoyé sur :  25/8/2006 15:38
Shanghai Régulier(e)
Inscrit le: 21/8/2006
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Envois: 140
Re: Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
ben si >>>>>· Dossier réalisé par Corine Moriou
source : l'entreprise.com
Nihaogroup
Envoyé sur :  1/9/2006 3:30
Shanghai Aspirant(e)
Inscrit le: 23/8/2006
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Envois: 80
Re: Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
Citation :

>>>>>· Dossier réalisé par Corine Moriou
source : l'entreprise.com


Ben alors Merci Corine...

Et si tu nous lis à ton tour, pourrais-tu nous dévoiler combien de temps à durer ton voyage, séjour d'investigation + RDV... ??
Titeuf
Envoyé sur :  1/9/2006 13:48
Shanghai Régulier(e)
Inscrit le: 21/8/2006
De:
Envois: 140
Re: Les recettes de ces Français qui cartonnent en Chine
je crois que la bonne Corine ne nous repondra pas
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