Shanghai forum-Forum
Shanghai forum  LOGIN   INSCRIPTION
SHANGHAI MEMBRES FORUM ANNONCES PHOTOS ANNUAIRE   CONTACT
SHANGHAI FORUM
Menu Principal

billet d'avion shanghai


Actualité chinoise

Index des forums de Shanghai forum
   JE POSTE, DONC JE SUIS
     Le Cinéma Chinois (中国电影)
Enregistrez-vous pour poster

Par conversation | Les + récents en premier Sujet précédent | Sujet suivant | Bas
Expéditeur Conversation
Gents
Envoyé sur :  27/7/2006 17:35
Shanghai expert(e)
Inscrit le: 26/7/2006
De: London/Shanghai
Envois: 309
Le Cinéma Chinois (中国电影)
Le Cinéma Chinois (中国电影)

Le Cinéma Chinois (中国电影)La première trace de document filmé en Chine est une scène d'opéra chinois filmée à Pékin, au tout début du XXe siècle.

Si le port cosmopolite de Shanghai organisa des projections de films de producteurs occidentaux (dont les frères Lumière) dès 1896 et 1897, la capitale de la Chine, Pékin, dut attendre 1902 pour découvrir ce nouvel art. En 1904, une tentative de projection pour l'impératrice douairière Cixi dans la Cité interdite tourna au désastre. La première production chinoise que nous connaissons est le Mont Dingjun (Dingjun Shan, tourné en 1905), qui filmait la vedette de l'Opéra de Pékin, Tan Xinpei, dans des scènes de l'opéra du même titre, réalisé par l'équipe du magasin de photographie Fengtai, à Pékin. La courte comédie Tou Shao Ya (« le Vol du canard rôti »), elle aussi d'après une scène d'opéra, fut filmée à Hong Kong en 1909 par le directeur de théâtre, parfois lui-même acteur, Liang Shaobo, avec l'aide financière de l'entrepreneur américain Benjamin Polaski.
Dès 1920, Shanghai était devenu le centre de la production cinématographique chinoise, quelques activités plus modestes ayant leur siège à Hong Kong. Cependant, le marché chinois se révéla étonnamment étroit (un représentant commercial de l'administration américaine dénombrait en 1922 moins de cent salles en Chine, presque toutes installées dans les ports-concessions de la côte orientale), et le nombre des faillites parmi les sociétés de production fut considérable. À l'époque, 80 à 90 p. 100 des films projetés en Chine et à Hong Kong étaient américains. La production proprement chinoise des années 1920 se répartissait nettement en deux types de films : ceux qui s'inspiraient de modèles hollywoodiens (essentiellement des mélodrames, des comédies et des films d'amour) et ceux qui puisaient aux sources de la culture populaire chinoise (surtout des contes historiques ou des légendes tirés de l'opéra chinois, et des fantaisies à base d'arts martiaux et de romans à sensation). Il reste peu de chose du cinéma chinois de l'époque.
Le cinéma chinois atteignit un niveau de créativité remarquable dans les années 1930, tout d'abord parce que ce support commençait à attirer les jeunes artistes et intellectuels, comme l'écrivain-réalisateur Sun Yu, d'éducation américaine, et le scénariste communiste Xia Yan, formé au Japon. La menace grandissante d'une invasion japonaise inspirait alors des films exaltant la résistance patriotique et l'identité nationale. Des innovations formelles, souvent dérivées des expérimentations du cinéma muet hollywoodien et soviétique, se mêlaient à un catalogue de thèmes inspirés du communisme, comme les droits de la femme, les inégalités sociales et la défense nationale. Cependant, la technique ne suivait pas ; les films muets ou des hybrides partiellement sonores furent produits jusqu'en 1935.
Les effets accumulés de l'insuffisance des investissements et des circuits de distribution, ainsi que de la censure politique exercée par le Guomindang, provoquaient une forte instabilité des sociétés de production. L'industrie cinématographique était toutefois dominée, dans les années 1930, par deux firmes importantes qui sortaient en moyenne un film par mois : l'une, comparable à la MGM, était la Star Company (Mingxing, fondée en 1922 par les réalisateurs pionniers Zhang Shichuan et Zheng Zhengqiu) ; l'autre, United Photoplay Service (Lianhua, fondée en 1930 par Luo Mingyou). United, qui s'était attaché la vedette Ruan Lingyu (« la Garbo chinoise »), produisit des films remarquables comme la Divine (Shennü, 1934), de Wu Yonggang, probablement le premier film amoral jamais tourné sur la prostitution, et le film à suspense patriotique et étonnamment érotique de Sun Yu, la Route (Da Lu, 1934). Star atteignit des sommets avec des films sophistiqués comme celui de Yuan Muzhi, les Anges du boulevard (Malu Tianshi, 1937), esquisse de la vie, de l'amour et de l'injustice sociale dans les bas-fonds de Shanghai.
Cet âge d'or du cinéma de Shanghai s'interrompit brusquement lorsque la ville tomba aux mains des Japonais en 1937. Il resta peu de réalisateurs pour travailler sous le contrôle japonais. La plupart fuirent vers Hong Kong ou vers Wuhan, dans l'intérieur du pays, et eurent recours à des ressources très limitées pour réaliser des films de propagande en faveur de l'effort de guerre. Lorsque la production reprit à Shanghai en 1946, beaucoup de choses avaient changé. La guerre civile menaçait entre les nationalistes du Guomindang et les communistes, et le climat politique était tendu, obligeant tous les réalisateurs à prendre parti. Certains cinéastes de gauche se réfugièrent à Hong Kong pour éviter la persécution ; ils furent rejoints par de nombreux réalisateurs de droite après la victoire des communistes en 1949. À Shanghai, les films de la fin des années 1940 reposaient sur les dialogues et une mise en scène théâtrale, plus que les films d'avant-guerre, mais un certain nombre de titres sont maintenant considérés partout dans le monde comme des classiques, telle l'analyse pénétrante de Fei Mu sur la dépression de l'après-guerre, le Printemps d'une petite ville (Xiao Cheng zhi Chun, 1948) ou la parabole de Zheng Junl sur la solidarité des classes laborieuses Corbeaux et moineaux (Wuya yu maque, 1949).
Les principales sociétés de production chinoises (Shaw Brothers, de Sir Run Run Shaw, et Golden Harvest à Hong Kong, CMPC à Taïwan) ne surent pas suivre le rythme de l'évolution dynamique de l'économie et de la société dans les années 1970, et terminèrent la décennie dans le marasme. Leurs productions faites de formules toutes prêtes et la lassitude des publics locaux créèrent des conditions favorables au mouvement « nouvelle vague » du début des années 1980. Le changement commença à Hong Kong en 1979, lorsque Ann Hui (Xu Anhua), Tsui Hark (Xu Ke), Yim Ho (Yan Hao), Allen Fong (Fang Yuping) et d'autres jeunes réalisateurs (pour la plupart formés dans les écoles de cinéma américaines ou européennes) quittèrent la télévision pour le cinéma, lançant de nouvelles sociétés de production indépendantes et traitant de nouvelles questions sociales et culturelles. Leur exemple fut bientôt suivi à Taïwan, où la CMPC commença à produire de longs films à épisodes confiés à des réalisateurs jusqu'ici inconnus comme Edward Yang (Yang Dechang), Hou Xiaoxian, Wang Tong et Wan Ren.
Une nouvelle vague atteignit la Chine en 1984, lorsque de jeunes diplômés de l'Académie de cinéma de Pékin commencèrent à réaliser des films novateurs dans leur composition et dans leur ton, qui soulevaient des questions au lieu de fournir des réponses politiques toutes prêtes. Terre jaune (Huang Tudi, 1984), de Chen Kaige, le Voleur de chevaux (Dou ma zei, 1986), de Tian Zhuangzhuang et le Sorgho rouge (Hong Gaoliang, 1987), de Zhang Yimou, fixèrent de nouveaux objectifs à un cinéma chinois sérieux et lui gagnèrent pour la première fois un public international. Ces réalisateurs et leurs contemporains (dont le groupe a été surnommé les réalisateurs de « cinquième génération » par la critique chinoise) ont fait du cinéma chinois des années 1990 l'un des plus vivants au monde. Des films comme Ju dou (1990) et Épouses et concubines (Dahong Denglong Gaogao Gua, 1991), de Zhang Yimou, le Cerf-volant bleu (Lan fengzheng, 1993), de Tian Zhuangzhuang, et Adieu ma concubine (Bawang Bieji, 1994), de Chen Kaige, ont obtenu des récompenses dans des festivals importants, des nominations aux Oscars et de gros succès commerciaux. Ils ont aussi attiré des coproducteurs de Hong Kong, de Taïwan et d'ailleurs, réunissant ainsi les trois centres de production cinématographique de la Chine d'après-guerre.
Par conversation | Les + récents en premier Sujet précédent | Sujet suivant | Top

Enregistrez-vous pour poster
 



Top Asie - Annuaire Asiatique [Asie, japon, Chine, Inde, Corée] Nos Liens