Portail des Francophones de Shanghai ,petites annonces shanghai , forum shanghai ,forum chine ,infos utiles shanghai ,shanghai infos

Les Migrants Chinois
Un nouveau problème de sociétéen Chine avec Bonjourshanghai

Des millions de personnes quittent de nos jours les campagnes pour les villes en espérant trouver un meilleur emploi et gagner plus d'argent dans les villes que dans leurs campagnes. Principalement pour pouvoir permettre à leur enfants d'accéder à l'éducation supérieur, pour que ceux-ci, contrairement à eux, puissent avoir une chance dans la vie. Malheureusement, ce qui attend ces millions de migrants dans les villes n'est guère plus réjouissant que dans leur village natal. Avant 1983, il était interdit aux paysans de quitter leur province d'origine, mais devant l'accroissement du chômage et du sous-emploi dans les campagnes, le gouvernement a permis à des millions de personnes de partir vers les villes, pour leur laisser la chance d'avoir un meilleur emploi, ces migrants, appelés « mingong » min voulant dire peuple et gong, « ouvriers », ne purent réellement partir de leur campagnes que vers les années 1990. Le nombre de migrants ne cesse de croître d'années en années, ils sont plus de 200 millions selon les chiffres officiels, et certainement plus, depuis six ans.

Les travails qu'ils trouvent dans les villes ne sont pas pus reluisants que le travail dans les campagnes. Les femmes se retrouvent ouvrières dans des usines, les hommes dans des chantiers de construction. Sous payés, en marge de la société, ces ouvrier sont soignés dans des dispensaires, soignées par des médecins médiocres mais dont les prix sont très raisonnables pour ces migrants. Dans les villes, ils vivent dans ce que l'on appelle les Hutongs, les bidonvilles, où s'entassent des familles entières de parents dont les enfants sont toujours dans leur village natal. Les migrants sont, comme les autres exclus de la société, pauvres, sans ressources, ils gagnent à peu près 2500 yuans par ans, c'est à dire 208 yuans par mois ( 28 €) ! Ils subissent en effet la discrimination de la part des autres citoyens qui les rendent responsables de l'augmentation de la criminalité, et de l'insécurité. Mais qu'arrivent-ils aux enfants laissés seuls dans les villages ? Souvent donnés à la garde de parents proches ou éloignés, ces enfants, âgés d'une dizaine d'années, doivent en plus de leur travail à l'école du village, s'occuper de la maison et souvent non seulement des frères ou sœurs en bas âge, mais aussi des grand-parents dont ils ont la charge.

Ils doivent laver le linge, faire la cuisine, la vaisselle et faire leurs devoirs. Les personnes chez qui ils vivent, oncles ou tantes, grand-parents, sont souvent illettrés, donc ne peuvent aider les enfants dans leurs devoirs scolaires. Ces enfants, laissés par leurs parents pour leur offrir une vie meilleure, se retrouvent dans des situations très difficiles non seulement du point de vue du travail ménager qu'ils doivent accomplir, des travaux scolaires, mais en plus, ils se sentent abandonnés. Ils ne voient en effet leurs parents tout au plus une fois par an, et la Chine se retrouve devant de nouveaux problèmes qui n'existaient pas avant, des problèmes psychologiques. Comme le dit une petite fille de 11 ans dans le magasine La Chine au Présent  : « Seule à la maison, je me sens sans espoir et j'ai peur car je dois m'occuper de tout toute seule. » Ces enfants n'ont en effet que peu de soutien psychologique, et même si les parents les quittent pour leur offrir un meilleur avenir, ils ne réfléchissent pas toujours aux conséquences que cela peut avoir sur leurs enfants. En effet, toujours d'après le magasine La Chine au Présent , certains enfants montrent de graves troubles de la personnalité, tout comme un jeune lycéen, qui avait commencer à voler ses camarades et à uriner dans les salles de classe. Toutefois, maintenant, grâce au secours de l'Unicef, des systèmes d'aide aux enfants ont été mis en place.

Dans les campagnes, des aides sont fournies par l'Unicef, des livres sont donnés à certaines écoles et un suivi psychologique a été mis en place. Des institutrices essayent d'aider de leur mieux ces enfants qui se sentent abandonnés, comme pour le jeune lycéen qui avait commencé à voler ses camarades. Le père de celui-ci est venu le chercher pour l'emmener dans la vile où il travaillait, Canton, où il reçoit une bonne éducation, et ses problèmes ne sont plus aussi importants. De même, pour les parents dans les villes, des associations ont été mises en place pour subvenir aux plus démunis, comme subvenir à certains services comme trouver un emploi. Pourtant, selon les données de l'Unicef, plus de 22 millions d'enfants sont encore dans les campagnes, avec pour seule aide la compagnie d'institutrices qui jouent un peu le rôle de mères de substitution. Mais, même si les parents de ses enfants les quittent en espérant pouvoir donner un avenir meilleur à leurs enfants, ceux-ci auront peut-être un avenir scolaire meilleure, mais leur santé mentale sera-t-elle aussi saine qu'avant ?

Source : Bonjourshanghai.net

Sommaire


BonjourShanghai 2006