La Famille en Chine
La Famille en Chine avec Bonjourshanghai
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Bien qu'aujourd'hui, de nombreux jeunes se sont émancipés, certains vivant loin de leurs parents pour trouver un emploi, la famille reste ce qu'il y a de plus important en Chine. Fondée sur les préceptes confucéens de la piété filiale, de la révérence envers les personnes âgées, de l'assistance mutuelle et du respect pour les autres, ces croyances sont fortement ancrées dans la vie Chinoise. Dans la famille, les devoirs personnels sont visibles, chaque membre à sa tâche et une place bien précise dans la hiérarchie, les personnes âgées jouissant du plus grand prestige. C'est l'aîné des garçons qui a la responsabilité de veiller sur les parents âgés, et il n'est pas rare de voir trois générations, souvent quatre dans les campagnes, vivant dans une même maison. On ne peut guère parler d'intimité (les Chinois ne savent même pas exprimer cela). Et il y a aussi des avantages à vivre ainsi : les personnes âgées n'ont pas à être placées dans des institutions Restant à la maison, elles peuvent aussi accomplir certaines choses, comme par exemple faire les courses, la cuisine ou la vaisselle. Les personnes âgées peuvent surtout s'occuper des petits-enfants lorsque les parents sont au travail. Dans les campagnes, les liens familiaux sont encore plus fort que dans les villes. Les personnes âgées s'occupent parfois même d'autres enfants dans un même village. De cette façon, les parents savent que leurs enfants sont toujours surveillés. Dans ces cas-là, la notion de famille est élargie et ne concerne pas seulement les parents par le sang, mais aussi ceux par alliance, et parfois même ce lien de parenté s'étend à toute la communauté. Dans les campagnes, en effet, chacun prend soin de l'autre en cas de besoin. D'ailleurs, en Chine, on s'adresse aux amis ou aux voisins en les appelant « frères », « sœurs », « tante » ou « oncle ». Comme dans les campagnes et il existe très peu de nouveaux emplois, il est assez courant de voir les fils suivre la trace de leurs pères et l'aîné des garçons est l'héritier naturel des parcelles de terre de son père, tout comme le sera son fils aîné lorsque celui-ci prendra sa retraite. Mais la subsistance de la famille dépend des efforts de celle-ci tout entière, et aussi tous les membres prennent dès leur plus jeune âge conscience des obligations qui leur incombent. Par exemple, pour les filles il s'agit de faire le ménage, de laver le linge, de faire la cuisine. Même les jeunes qui vivent dans les villes, loin de leurs familles, portent toujours la même vénération aux ancêtres. Une partie de ce que gagnent les enfants dans les villes est envoyé à la famille. Et même si le concept de l'unité familiale semble être affaibli, du point de vue spirituel les liens les responsabilités de la famille restent très fort. On retrouve dans toutes les maisons, des tablettes dédiées aux ancêtres décédés, souvent devant un bouddha, où l'on fait régulièrement brûler des bougies, et lors de certaines fêtes, on y place aussi des victuailles pour satisfaire le défunt. Cette coutume est toujours en partie de nos jours, particulièrement chez les paysans, mais aussi dans des familles traditionnelles, vivant dans les villes.
Source : Bonjourshanghai.net |
BonjourShanghai 2006